Stop à la pollution à Sebes – la mobilisation continue !

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Dimanche 25 janvier a eu lieu la troisième marche contre la pollution dans la ville de Sebes, dans le comté d’Alba. La marche a été suivie par près de 2000 personnes et 80 personnes investies dans la lutte contre les projets de prospection minière aux cyanides à Rosia Montana , dans les monts apasuni, se sont également joints au cortège unitaire pour encourager les gens de Sebes et s’unir dans la lutte pour la santé.

A la suite de la première marche du 22 janvier, deux rencontres entre ONG ont eu lieu, entre des représentants de groupes d’initiative civile à Sebes, les autorités (l’Agence de Protection de l’Environnement, la Garde Environnementale, le Département de la santé publique) et des représentants de SC Kronospan Sebes. La rencontre s’est déroulée dans la préfecture du Comté d’Alba et le Hall de Sebes. Dans ces rencontres la presse n’a pas été invitée et les journalistes ont rencontré des difficulté à prendre part aux discussions. Bien que ces rencontres étaient supposées être des négociations entre les autorités et ceux qui sont impliqués dans la campagne « Stop Pollution Sebes », les membres des ONG ont souligné dès le début de la campagne qu’elles ne participeraient pas aux discussions si les médias ou qui que ce soit de concerné ne pouvait y prendre part. Les journalistes ont finalement été autorisés à y assister.

Ce que nous avons constaté au court de ces discussions à la préfecture d’Alba :
– Le document le plus important, l’évaluation d’impact sur la santé, a été réalisé par une entreprise qui n’a aucune accréditation pour conduire ce type d’étude. En outre, le département de santé d’Alba n’est pas en mesure de fournir une réponse claire sur l’existence ou non de cette évaluation.
– Les gardes environnementaux d’Alba, n’ont pas d’équipement adéquat pour mesure les émissions de substances toxiques. Ils ont reçu de nombreuses plaintes de résidents locaux auxquelles ils ne sont pas capables de répondre.
– Les représentants du pollueur ont pris part aux discussions mais n’ont apporté aucune clarification quant à leurs opérations. Ils ont quitté la salle sous prétexte que les spectateurs (ici les membres d’ONG et médias) n’avaient pas la formation spécialisée requise pour prendre part à la présentation qui devait suivre, intitulée étude d’impact sur la santé.

Rappelons que la plateforme industrielle Kronospan héberge huit réservoirs de 15.000 litres de formaldéhyde, deux réservoirs de 10.000 litres de méthanol (alcool méthyl), de lanhydride maléique, de la mélamine (acide cyanuramide), du diesel, de la gasoline, et autres composés chimiques très dangereux. Ils servent à produire 30.000 tones de formaldéhyde chaque année.

« Après trois manifestations massives, la population de Sebes attend toujours des autorités et institutions responsables la relocalisation des sections chimiques de la plateforme Kronospan. En outre, après les récents résultats, nous demandons la suspension des activités dans toutes les sections qui émettent des polluants dans l’atmosphère et nous insistons pour que les études d’impact sur la santé soient rendues publiques. Des milliers de personnes sont descendues dans la rue avec ces revendications et continueront de manifester tant que ces conditions ne seront pas remplies. En attendant, Sebes peut être considérée comme voisinant une bombe chimique qui peut exploser à chaque instant avec des effets dévastateurs » selon Anisoara Stefan – Présidente de l’association PrimaNatura

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